Pour certains, la surdité se définit en tant que handicap non physique mais social. En effet, le défaut de perception des informations orales et sonores tend à mettre à l’écart les personnes sourdes à moins que ne soient mises en place des compensations efficaces et pérennes. Ce manque d’informations est le talon d’Achille de bien des situations professionnelles dégradées ou de la perte de patience de nombre d’interlocuteurs qui n’ont pas conscience que la personne sourde en face ne pourra guère comprendre la démarche qui leur est expliquée par défaut de bien des références qui sont élémentaires pour les personnes entendantes.
Télévision, radio, cinéma, musique, spectacles ne sont pas accessibles et si vous évoquez le sous-titrage, il faudra d’abord considérer la difficulté liée à la lecture du Français évoquée précédemment. Fort heureusement, les initiatives se multiplient parmi les médias dont certains proposent désormais l’interprétation d’une partie de leur contenu ou émissions, essentiellement autour de l’actualité. Cela ne peut avoir sur le long terme qu’un effet bénéfique à condition que ces démarches aillent croissantes et que l’éducation s’engage à mettre l’accent à l’avenir sur l’apprentissage de la Langue des signes. Une large majorité de locuteurs n’en possède une pratique que sommaire qui les laisse néanmoins en marge des principes qui régissent notre société.
Il existe des pièces de théâtre en Langue des signes, des sites Internet dont le contenu est entièrement signé ou encore des lieux culturels qui proposent régulièrement visites, conférences et débats accessibles. Le plus souvent, ce sont les thèmes autour du handicap qui sont ouverts à tous… Une personne handicapée ne doit donc s’intéresser qu’aux discussions concernant le handicap !?!
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