Qu’il s’agisse d’un projet personnel motivé par une rencontre ou une simple curiosité, les moyens sont multiples, les adresses aussi. Pour autant, toutes ne se valent pas et comme souvent, il convient de bien sélectionner votre crèmerie…
Il s’agit souvent d’associations de sourds ou qui proposent des prestations qui leur sont adressées. Vous aurez plus de facilité à identifier ces lieux (et un choix plus large) dans les grandes villes. Si vous ne trouvez pas mention de cours, n’hésitez pas à prendre contact avec les structures que vous aurez trouvées. Il sera possible à coup sûr de vous renseigner sur l’existence de formations dans les environs.
Qui donne les cours ? Un sourd ? Un entendant ? S’agit-il de cours individuels ou collectifs ? Si cet article n’a pas vocation à prendre parti pour tel ou tel fonctionnement, je ne me priverais pas cependant de vous encourager à privilégier un enseignant sourd. Quoi de plus élémentaire que d’apprendre une langue auprès d’une personne dont c’est la langue maternelle ? Autre avantage et non des moindres : il vous faudra à tout moment trouver les moyens et méthodes pour vous exprimer et vous faire comprendre. Rien de mieux pour progresser rapidement !
Un cours collectif présente de mon point de vue un intérêt certain plutôt qu’en individuel. On apprend des erreurs de chacun et l’ambiance est souvent très conviviale. Attention toutefois, un groupe de plus de 8 à 10 personnes offre beaucoup moins d’espace à chacun pour s’exprimer.
Un cours individuel peut vous sembler moins intimidant que de devoir affronter le regard des autres, exercice souvent difficile pour les personnes entendantes qui ont toujours appris la réserve et la discrétion. À vous de voir mais ne vous privez pas cependant de rencontrer d’autres personnes afin de multiplier les locuteurs. Chaque sourd, chaque personne qui pratique la Langue des signes (on dit aussi « qui signe ») possède son style !
La fréquence ne constitue pas un élément primordial pour l’apprentissage. Voyez ce qui est le mieux à l’égard de vos disponibilités. Pour autant, il est préférable que les séquences ne soient pas trop espacées dans le temps, à plus forte raison si vous n’avez pas l’occasion de pratiquer avec d’autres personnes en dehors. Un cours de quelques heures par semaine est correct. Si c’est moins, ce sera peut-être moins évident de progresser rapidement.
À l’inverse, si vous souhaitez avancer très vite, il existe des stages intensifs d’une semaine (30 à 35 heures).
Les tarifs ne varient pas énormément mais représentent souvent un investissement conséquent dès lors que vous voulez progresser et aller plus loin qu’une modeste initiation.
Pour une trentaine d’heures, amplitude qui représente généralement un niveau, comptez entre 350 et 450 euros.
Ne vous précipitez pas vers les offres les plus avantageuses qui réservent parfois des surprises qui vous en apporteront peu… d’avantages. N’hésitez pas à vous renseigner auprès d’associations qui ne délivrent pas de cours afin qu’elles vous conseillent sur les adresses à privilégier.
Si vous êtes parents avec une personne sourde, certaines structures proposent des tarifs préférentiels et des aides financières sont parfois envisageables.
Aucune recette miracle à vous délivrer. Comme en Anglais, en Espagnol ou en Serbo-croate, une seule recette : la pratique ! Profiter des connaissances et conseils de votre enseignant pour découvrir et fréquenter les lieux de rencontres des personnes sourdes. Certaines associations organisent des rencontres sourds – entendants, des conférences en Langue des signes ou d’autres évènements culturels accessibles à tout public.
N’hésitez pas à garder une trace des signes que vous apprenez. Aujourd’hui, beaucoup de téléphones vous permettent de filmer des courtes séquences vidéos et nul besoin de haute résolution pour conserver la trace d’un signe.
Enfin, pour vous intégrer dans les meilleures conditions dans la communauté sourde, la langue ne suffit pas. Renseignez-vous sur l’histoire et la culture sourde. Vous y découvrirez bien des choses et laisserez sans doute derrière vous de nombreuses idées reçues.
Difficile de vous donner une réponse universelle. Comme n’importe quelle autre langue, certaines personnes font preuve d’une certaine facilité et d’autres ont besoin de plus de temps. Par chance, si les langues orales n’ont jamais été votre fort, dîtes-vous que ça n’a rien à voir !
À titre indicatif, comptez 150 à 180 heures pour pouvoir échanger sur les thèmes du quotidien. 500 heures figurent un objectif intéressant pour pouvoir s’exprimer de manière fluide sur une grande majorité de sujets.
Tout dépend de l’usage que vous voulez en faire. S’il s’agit d’accueillir ponctuellement les personnes sourdes dans leur langue, vos connaissances, aussi infimes soient-elles, seront toujours bien accueillies. Si vous souhaitez travailler spécifiquement auprès du public sourd, vous devez posséder un niveau conséquent (bilingue). Dans le cas contraire, vous risquez de faire plus de mal que de bien ! De plus en plus, les professionnels qui évoluent auprès des personnes sourdes doivent témoigner d’une pratique éprouvée de la langue et d’une connaissance approfondie du domaine concerné.
Par conséquent, méfiez-vous des invitations à assurer des missions d’interprètes (bac + 5 dont deux années d’études ciblées sur la pratique du métier), peu importe qu’elles proviennent de personnes sourdes ou entendantes. Vous risqueriez de vous mettre dans une situation inconfortable qui pourrait vous nuire ainsi qu’aux personnes concernées.
Si vous êtes motivés et intéressés pour envisager ces études, des formations existent actuellement à Lille, Paris, Rouen et Toulouse. Vous pouvez obtenir des informations auprès de l’AEIFLSF.
Non, écoutez, j’ai déjà répondu à cette question !
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